Néolithique - Mésolithique

Des nombreux monuments mégalithiques, témoins d'une occupation précoce du territoire communal, il ne subsiste que quelques vestiges.

A Pleuven comme presque partout ailleurs, ils ont été victimes, soit d'une urbanisation incontrôlée, soit du développement du machinisme agricole.

Le seul vestige de cette époque est le menhir qui se dresse au bord de la route de Quimper, près du commerce "Au relais du Moulin du Pont" .Fréminville, en 1845, mentionne pour la paroisse de Pleuven "un assez grand système druidique qui consiste en un grand nombre de pierres brutes, les unes plantées, les autres simplement posées au sol d'une vaste lande."

Par ailleurs, il est fait mention encore de l'existence d'un tumulus à  Créac'h Quéta, également cité dans l'inventaire dressé par Fréminville « Il y a, au nord du manoir de Créac'h Quéta, pas loin du point culminant du cromlech, un dolmen assez effondré ; à  l'est de ce dolmen, un tumulus».

Le dolmen est en réalité une allée couverte menant au tumulus. Il subsiste une grande dalle de pierre très dure, probablement un poudingue qui doit provenir d'une carrière proche de Moulin du Pont. L'allée couverte, considérablement endommagée par la fouille qui y a faite le chanoine Abgrall en 1926 a également été abîmée lors du creusement du canal d'amenée d'eau au moulin de Créac'h Quéta. L'ensemble est classé Monument Historique, mais, hélas ! inaccessible car privé.

 

 

Haches à  douille (âge du bronze)

Une quantité très importante de haches à  douille armoricaine a été découverte en Bretagne. Les dépà´ts officiellement recensés dans le Finistère, au nombre de 92, ont livré 8 000 haches. Celles-ci étaient obtenues par moulage; elles sont creuses et destinées à  être emmanchées, bien que leur utilisté soit discutable en tant qu'outils. Selon les modèles, elles peuvent être munies d'un anneau. Les dépà´ts sont généralement de simples excavations circulaires creusées dans le sol; les haches y sont soigneusement rangées en cercle, quelques fois sur plusieurs couches, ce qui fait généralement admettre qu'il s'agit de "trésors" dont les constituants servent de monnaie. Si ces haches sont le plus souvent en bronze, comme c'est le cas ici, quelques unes sont en "hornblendite", roche gris verdâtre avec des inclusions noires. Ce matériau est de nature exceptionnelle et il n'en existe qu'un gisement connu, qui se trouve précisément sur la commuen de Pleuven, près de la ferme de Kerlévot. Il a servi en particulier à  la fabrication de haches perforées.

 

La paroisse primitive

Paroisse bretonne primitive, PLEUVEN couvre à  l'origine un vaste territoire englobant la totalité du canton, le débordant même vers Saint-Yvi.

Cette paroisse forme alors une unité bien délimitée par l'Odet, la mer et la rivière de Cadol à  Concarneau. Certains toponymes semblent indiquer un territoire boisé : Coat-Conq, La Forêt-Fouesant ou le Bois-de-Pleuven.

La plus grande partie de ce domaine appartient par la suite au fief de Bodigneau, puis de Cheffontaines, avant la création de la commune de PLEUVEN pendant la Révolution.